La Provence, reine incontestée… mais pas unique
Pays des cigales, du mistral et de la lavande, la Provence concentre près de 40% du rosé français. Ici, c’est la légèreté qui prime : robe pâle, nez sur les agrumes (pamplemousse, citron), la pêche, la framboise, bouche fraîche et désaltérante. Les Côtes de Provence, le Bandol (où le mourvèdre donne plus de chair et d’épices), ou encore Palette et Cassis, s’affirment comme des incontournables à l’export.
Tavel : la singularité du Rhône
Dans le Gard, Tavel fait figure d’exception. Un rosé “de caractère”, à la robe soutenue, qui prend très au sérieux sa couleur et sa densité. Ici, le grenache (jusqu’à 60%), le cinsault, le mourvèdre affirment une bouche large, de la cerise mûre à la garrigue, avec un potentiel de garde rare. Louis XIV lui-même en raffolait...
D’autres régions à explorer
- Loire : Cabernet d’Anjou (souvent demi-sec), Rosé de Loire, Sancerre rosé (pur pinot noir, plus tendu)
- Sud-Ouest : Rosés de pressurage direct, vifs et floraux (Duras, Fronton…)
- Bordeaux : Clairet, à mi-chemin entre le rouge léger et le rosé, compagnon idéal d’un apéritif estival
- Languedoc : Palette de styles, du rosé fruité “plaisir” à la cuvée épicée pour la table
- Beaujolais : Rosé de gamay, croquant et gourmand
À l’international, ne manquez pas les rosados espagnols (Navarra), les rosati italiens (Cerasuolo d’Abruzzo) ou même les rosés sud-africains, souvent plus vineux.